Il est couramment admis que les peintres peignent dans la douleur, l’angoisse… alors, je ne suis pas peintre.
Ma joie d’être devant une toile est telle, que, peut-être, on la sent à travers le jeu des couleurs.
Joie d’être devant la blancheur du lin et de laisser l’esprit vagabonder jusqu’à l’instant où les gestes prennent le relais et s’activent pour mettre à exécution ce que l’inconscient réclame.
Joie de broyer les pigments, patiemment, de préparer mon médium selon des recettes anciennes et de trouver la couleur exacte.
Enfin, Joie immense devant le sourire qui s’esquisse, de ceux qui regardent un peu longuement, cette toile transformée.
Étienne Cuvillier |